Blueberry Steam Bar : vapeurs gastronomiques

Après le Blueberry Maki Bar, la rue du Sabot accueille le Blueberry Steam Bar. Cette fois, c’est de Hong Kong que vient l’inspiration de la carte et de la déco pour un voyage gustatif et visuel très convaincant.

Le premier contact avec l’établissement est une superbe porte, massive et qui entretient le mystère pour qui n’aura pas jeté un œil à travers les vitres avant. A l’intérieur, une déco façon club secret chinois du plus bel effet, chic mais pas guindé. A la carte, de raviolis, des baos et un petit détour japonais avec des gyozas. On y trouve également des accompagnements allant de la papaye fondante au tofu frais en passant par des vermicelles de patate douce. La simple lecture du précieux document donne déjà faim, alors on se lance !

On débute comme il se doit par des cocktails, avec un Mekong Mule (mekong, vodka, basilic thaï concombre, poivre du Sechuan ginger wine et frizzante, 14 €) rafraîchissant et vivifiant à la fois, ainsi qu’un China Girl sans alcool, mais tout aussi bon (thé jasmin, orgeat, yuzu, fruit de la passion, ginger ale, 11 €).

C’est parti !

Etant donné la nature des plats, chacun composé de petites portions, l’idée est d’en commander plusieurs pour les partager. Nous avons donc opté pour… 

  • les raviolis Black Pearl : hakao gambas, gingembre, basilic thaï, bouillon crémeux au sésame (12 € les 3 pièces).
  • les raviolis Hong Kong Streets : siu mai porc, poulet, scamorza fumée, cacahuètes, échalotes croustillantes, sauge (9 € les 4 pièces).
  • les gyozas Kanako : magret de canard, poulet, carotte, gingembre, sauce hoisin, genmaicha (14 € les 5 pièces).
  • les gyozas Kowloon Bay : gambas, moules, brocolis, carottes, coriandre (14 € les 5 pièces).
  • Le bao Beijing : brioche canard laqué, miso, yuzu, écorce de mandarine séchée (8 € la pièce)
  • Le bao Princesse Pei Pei : brioche scamorza fumée, comté, stilton, truffe champignons eryngii, mati (8 € la pièce).
  • Un rouleau de printemps : poulet citronnelle, vermicelles de riz, radis, coriandre (9 € la pièce)
  • Aubergine miso saté (9 € les deux copieux tronçons)

Je ne vais pas détailler chaque plat, car franchement, tout est excellent. Même ceux qui m’ont fait le moins rêver sur le papier m’ont convaincu. Tout a un point commun : c’est extrêmement raffiné et savoureux, avec un coup de cœur pour les Black Pearl, les Kowloon Bay et le bao Princesse Pei Pei. Certes, le goût de ce dernier ne laisse pas vraiment percevoir ses influences asiatiques et on ne serait pas choqué dans le trouver dans un restaurant italien, mais qu’est-ce que c’est bon : ne passez pas à côté ! J’ajoute également que l’aubergine peut démontrer au plus déterminé des viandards qu’on peut s’éclater tout autant avec un légume.

Les desserts

Là aussi, même constat : on se régale. Le Suprême, qui mêle melon vert, tapioca, citronnelle et basilic thaï (9 €) ravit les papilles tout autant que la coupe Marguerite D. (11 €) avec sa glace au lait d’amande, son biscuit maison et sa sauce sésame noir intense pour laquelle j’ai littéralement craqué. Il n’existait pas meilleure façon de finir ce dîner.

Alors, le Steam Bar, ça donne quoi au final ? A la lecture des lignes qui précèdent, vous avez sûrement déjà fait votre propre conclusion : c’est vraiment excellent, mais dont le prix peut très vite monter. En effet, c’est assez cher, surtout qu’on ne peut se contenter d’une assiette par personne et qu’il n’y a pas de menu type dégustation. On n’en fera donc pas notre nouvelle cantine, mais ce n’est pas le but : la qualité est vraiment là, le travail sur chaque plat se sent dans la bouche. L’expérience n’est donc pas donnée, mais en vaut la peine.

Blueberry Steam Bar

2, rue de Sabot
Paris 6ème
> Instagram : @steam.bar