John Weng, un bistro asiatique atypique

Envie d’Asie dans l’assiette mais sans vous limiter à un seul pays ni aux codes rigides des plats traditionnels ? John Weng vous accueille dans ses bistros qui mélangent les genres avec gourmandise.

Non, John Weng n’est pas un vieillard sino-américain ayant décidé de partager les recettes de ses ancêtres retrouvées dans un vieux grimoire pour ouvrir un restaurant. Bonne nouvelle, on échappe en effet à ce genre de storytelling, qui semble devenu quasiment obligatoire à chaque nouveau restaurant. John Weng, c’est juste un nom super sympa et un clin d’œil amusant à John Wayne (vous aviez deviné mais sait-on jamais !).

Dans les trois établissements installés à Paris, la carte est la même. Au menu, des plats venus de toute l’Asie (Chine, Japon, Vietnam…) dont les saveurs intègrent des influences occidentales.

Les entrées

Les Nachos de Wonton (7,5 €) proposent de tremper des chips de ravioli chinois dans du guacamole à la coriandre. Simple, efficace, tout comme les Raviolis frits au cream cheese et herbes fraîches (8 €). Deux entrées réussies, plutôt sympa à partager pour l’apéro. Les choses sérieuses commencent avec le Ceviche nippon, du cabillaud cru mariné, daïkon concombre, yuzu, kaffir et sésame (11 ou 17 € selon le format), ainsi que la Salade de poulpe à la japonaise avec carpaccio de daïkon, wakame, soja, naruto frits et riz soufflé (12 €). Fraîcheur et saveurs sont au rendez-vous de ces deux excellentes assiettes !

Les plats

Difficile de choisir parmi une belle liste de plats très appétissants. J’ai opté pour l’Angus qui pleure, une légère revisite du fameux Tigre qui pleure : une bavette de bœuf marinée, grillée et émincée accompagnée de riz et coleslaw asiatique (23 €). Le viandard que je suis a adoré ! Sur la table, j’ai également pu goûter le Tartare bœuf à japonaise, coupé au couteau (17,5 €) avec ses frites de patates douces, ainsi que le Cromesqui, gambas et caramel de satay (19,5 €). Ce dernier était vraiment copieux et délicieux, mais pour le coup, je dois avouer que les notes asiatiques passent inaperçues, laissant plutôt souffler un vent d’Italie sur l’assiette !

et les desserts

Impossible pour moi de rater la ganache chocolat-jasmin, spéculoos et sorbet de gingembre confit (8,5 €). Et je n’ai pas été déçu ! C’est un dessert très réussi qui offre un mélange réussi de saveurs et de textures. Le Tiramisu lychee et eau de rose (9 €), lui, affiche un bel équilibre et n’a pas le goût de parfum que je peux redouter de ces produits habituellement. Par ailleurs, il semble servi dans un mini-bocal, autant dire que les gros estomacs auront de quoi faire !

Alors le bilan de ce déjeuner ? Franchement une belle découverte ! Je suis persuadé que certains trouveront à redire aux surprenants mélanges qui peuvent, certes, dénaturer les saveurs asiatiques classiques. Il ne faut tout simplement pas faire la comparaison et prendre John Weng pour ce que c’est : un restaurant un peu atypique avec un brin de folie (contrôlée, tout de même !), des assiettes vraiment gourmandes et des tarifs très raisonnables.

Trois adresses :

  • 20, rue du Faubourg Poissonnière, dans le 10ème
  • 97, avenue Niel, dans le 17ème
  • 12, rue Théophile Roussel, dans le 12ème


> Instagram : @johnwengparis
> Site Internet