Boco : des plats de chefs en libre-service

Il semble souvent qu’il faille choisir entre manger bien et manger vite. En créant Boco, Vincent et Simon Ferniot ont voulu montrer qu’il était possible de faire les deux à la fois.

Pour alimenter sa carte, Boco a fait appel à quatorze chefs, certains étoilés, d’Emmanuel Renaut à Frédéric Bau en passant par Jean-Michel Lorain, Olivier Bellin et Philippe Conticini. Mais ne soyez pas surpris si en entrant dans un établissement vous ne trouvez pas de majordome en queue de pie et de nappes blanches ! Boco reprend les codes de la restauration rapide, où vous allez piocher vous-mêmes votre menu dans les présentoirs avant de vous présenter en caisse pour payer et aller vous installer à table avec votre plateau. En effet, les différents plats sont présentés dans des bocaux en verre (avouez que le nom vous avait mis la puce à l’oreille !), réchauffés ou non selon les besoins.

Acte 1

Pour l’entrée, j’ai opté pour la salade de courgettes grillées à la menthe de Stéphane Décotterd (6,90 €). Ca tient ses promesses : c’est d’une grande fraîcheur, savoureux et sans chichi. Sur le plateau d’en face, c’était lentilles corail, raisons secs, menthe et houmous de poivron de Vincent Ferniot (3,90 €). Là aussi, une agréable manière de commencer le déjeuner.

Acte 2

En plat chaud, c’est l’effeuillé de merlu aux asperges vertes, reposant sur du riz, de Régis Marcon (10,50 €) qui a eu mes faveurs. Très bon ! En mélangeant un peu le tout, on obtient un plat plutôt gourmand et plus copieux que ce que le contenant laisse penser. Ma camarade a craqué pour la blanquette de poulet citronnée avec champignons et riz pilaf de Vincent Ferniot (10,20 €), un classique très réussi.

Acte 3

Enfin l’heure du dessert, avec pour ma part le Chocafé sur un air d’Opéra de Damien Moutarlier (4,70 €). Et là, coup de cœur ! La puissance de la ganache chocolat, bien consistante, contraste avec la douceur de la chantilly café qui la surmonte, un vrai bonheur. Ca ne paie pas de mine mais c’est redoutable. Face à moi, de la triche, miss Johanna (@johanna_alam sur Instagram, je dénonce !) est allée piocher dans les gourmandises à emporter : des babas au limoncello et citron de Corse. Il y en a pour deux et ces douceurs sont généreusement imbibées. Un peu trop sucré à mon goût, toutefois. Attention, cela ne fait pas partie des desserts classiques et ne peut être compris dans une formule.

Mon bilan sur l’ensemble : des produits de qualité, un joli choix et des plats franchement bons qui contrastent avec l’image qu’on peut se faire du modèle « prêt à manger ». Cependant, je reste réservé sur les tarifs. Le « menu dégustation » comprend un Boco XL ou un Boco du jour et une boisson pour 10,90 €, et 13,90 € avec un dessert en plus. C’est correct, mais si vous voulez y ajouter une entrée à la carte, il faut  alors compter 3,90 à 7,40 € de plus. Si bien que pour un repas complet, on peut atteindre presque 20 euros. Boco me paraît donc la bonne idée quand on n’a pas le temps de se poser dans un vrai restaurant, mais qu’on veut tout de même un repas de qualité et qu’on est prêt à payer pour.

Boco
Plusieurs adresses en France dont 2 à Paris
> Instagram : @bocochefs
> Site Internet